• Jordan

Récuparation d'âme et restauration des énergies élémentales.



Aujourd’hui je vous propose de faire un voyage dans les profondeurs de l’âme et plus précisément dans ce qui génère une dispersion de notre âme et de ses qualités élémentales.


Lorsque l’on parle de « perte d’âme » nous faisons référence à la pensée animiste très présente dans les traditions chamaniques (Bouddhisme, Shintoïsme, Taoïsme, Mazzerisme…). Elles ont une vision globale de l’être humain et de sa relation étroite avec son environnement (la nature, l’univers, les autres…). Pour représenter leur sagesse il est courant d’user de métaphores ou de symboles pour conserver la profondeur et la puissance des enseignements.


A ce propos, j’ai choisi de vous présenter le mythe d’Osiris en guise d’introduction. Ce récit religieux est l’un des plus important de l’ancienne Egypte, et sa nature symbolique et initiatique en fait une véritable prémisse au rite de recouvrement d’âme.

Le mythe d’Osiris.


« Seth était jaloux du succès d’Osiris (son frère) et voulut le tuer. Il complota contre lui, puis organisa un banquet où il avait placé un coffre magnifique de dorures, qu’il avait fait fabriquer, par ruse, à la mesure du corps d’Osiris. Seth déclara au banquet qu’il offrirait ce magnifique coffre à celui qui, en s’y couchant, le remplirait parfaitement. Alors qu’Osiris s’y étendait, appelé par la beauté de ses dorures, Seth rabattit rapidement le couvercle, le cloua, et le jeta dans le Nil.

Eperdument amoureuse et désespérée, Isis chercha Osiris jusqu’en Phénicie. Elle y retrouva le cercueil et le rapporta en Egypte. Cependant, Seth réussit à s’emparer du corps d’Osiris, puis, afin d’être certain qu’Isis ne le retrouve pas, il découpa le corps en quatorze morceaux qu’il dispersa en terre d’Egypte.

Isis, après une longue et périlleuse recherche, finit par rassembler, un à un, les membres épars de son mari, et reconstitua le corps avec l’aide du dieu Anubis. Il n’y avait alors que treize morceaux. Le quatorzième ne fut jamais retrouvé. Il s’agit du phallus d’Osiris. Isis le reconstitua. Avec tous ces morceaux retrouvés, elle fabriqua une momie. Puis, grâce à sa magie, elle réussit à lui rendre son souffle en déployant ses ailes de faucon au-dessus de lui. » La conscience éveillée, p70 de Aurore LARCHER, Ed Dervy.


Âme, qui es-tu ?


L’âme humaine est considérée comme étant le siège de toutes les émotions, sensations et sentiments. C’est dire son importance dans la relation que nous entretenons avec nous-même, les autres et notre environnement.


Grâce à son influence, tous les processus énergétiques du corps (organes et systèmes organiques) tendent vers la santé et l’harmonie. L’âme possède une « intuition » qui lui permet de faire ce qui est nécessaire dans chaque situation pour la survie et la préservation de la santé. Nous pouvons en déduire que l’âme a une conscience de l’intégralité du corps, par conséquent elle ne peut être dissociée de celui-ci. Sans sa présence et son intervention, l’énergie n’aurait pas de direction spécifique et demeurerait dans une activité dépourvue de sens. A l’image du cristal qui se développe autour d’une matrice centrale, le corps se développe autour de l’âme.

A un niveau plus subtil, l’âme est le point central par lequel transite l’énergie spirituelle (esprit). Elle est la manifestation des 5 éléments sous forme d’essences spirituelles (Wu Jing Shen, dans le Taoïsme). Dans le Bouddhisme, l’âme est l’expression des 5 éléments (forces-formes primaires) du champ global d’énergie donnant lieu aux 5 qualités de l’âme ou distorsions (agrégats).


L’âme et l’esprit sont deux aspects complémentaires mais bien distincts. L’âme est le lieu de la manifestation et de l’expression de l’Esprit (essence divine de l’être). L’un sera perçu comme le contenu (esprit) et l’autre le contenant (l’âme). L’esprit, non entaché par nature, va se déverser dans l’âme (tel un vase qui reçoit) et prendre une coloration liée à nos conditionnements, modes de pensée et projections.

La perte d’âme.


Que l’on parle de perte, rapt, d’éclatement, vampirisation ou vol d’âme c’est la même chose : une partie de l’âme s’extrait pour se retrouver en périphérie de notre corps. C’est comme si une partie de notre énergie vitale, essentielle s’était dispersée.


Une telle réaction de la part de notre âme est due à un mécanisme de défense, de protection et parfois de fuite pour éviter de perdre pied, de souffrir. Quelque chose s’extrait pour nous préserver (fermeture du cœur pour protéger l’esprit de la folie). Nous faisons alors face à une dispersion de nos énergies élémentales (les 5 éléments) qui nous empêche d’être nous-même.


La sensation d’être éparpillé ou en morceaux apparaît avec son lot de désagréments : fragilité, instabilité, absence d’ancrage et de stabilité intérieure.


Dans InressTV, Beyond S4E1 (se prémunir des vols d’énergie), Natacha Calestrémé précise que lorsqu’il nous manque quelque chose (une partie de notre âme, de notre énergie) nous pouvons vivre des situations désagréables, telles du harcèlement.

Les énergies élémentales.


S’il est courant de parler de « perte d’âme » dans les traditions chamaniques, il est important de préciser qu’il s’agit avant tout d’un déséquilibre des énergies élémentales. Cela se retrouve en grande partie dans le chamanisme oriental. J’ai beaucoup apprécié cette approche qui pour ma part convient totalement avec ma philosophie et l’accompagnement thérapeutique que je propose.


Notre propre champ d’énergie subtile (corps énergétique ou vibratoire) peut être vu comme une matrice d’énergie de vie qui donne naissance à des composants du corps et de l’esprit qui sont en fait le résultat de cette énergie (l’énergie en est le substrat). Tout comme notre corps physique est composé de 5 éléments, notre esprit (corps spirituel) est lui aussi composé des énergies subtiles de ces mêmes éléments.


La perte d’âme est donc perçue comme une perte profonde d’une des énergies élémentales favorisant un état de déséquilibre au niveau du corps (maladie, faible vitalité…) et de l’esprit (mal-être, monotonie de l’expérience, perte de richesse intérieure…).


Les 5 éléments dont il est question peuvent avoir une lecture variée selon les cultures et traditions de références. Dans le système Bouddhiste nous parlons de l’espace, l’eau, le feu, la terre et l’air. Alors que dans le système Taoïste les éléments de l’air et de l’espace sont remplacés par le bois et le métal. Les 5 éléments sont des énergies subtiles élémentales qui correspondent aux 5 énergies du corps (organes) et de l’esprit (sagesses, qualités). L’être humain est donc composé de 5 éléments physiques et subtils.



Pour illustrer cela je vous propose une présentation de l’élément de la Terre et de ses différentes correspondances :

  • Organe : rate.

  • Correspondances physiologiques : charpente osseuse, moelle des os, les chairs, les organes pleins (cœur, foie, poumons, rate, reins), odorat.

  • Couleur : jaune.

  • Qualités et ressources intérieures : force, stabilité, autonomie, confiance, fertilité, solidité.

  • Sagesse, vertu transcendante : équanimité (égalité de tous les êtres, respect, tolérance).

  • Poisons : orgueil, mépris, cupidité. Se croire supérieur ou inférieur aux autres.

  • Si distorsion de l’énergie élémentale : perte d’enracinement, fragilité, sentiment d’être méprisé, instable, difficulté à se mouvoir, lourdeur, stagnation, vouloir toujours plus, accumulation excessive. Sentiment d’insignifiance (pauvreté, médiocrité…), recherche de solidité et de pouvoir (célébrités, domination, richesse) encourageant une attitude antisociale.

  • Chakra : sacré-périnée (roue du maintien du bonheur).

  • Nature : montage, la couche terrestre, tremblements de terre, éruptions volcaniques.

  • Si l’élément de la Terre est équilibré nos besoins de stabilité et de confiance sont comblés. Nous éprouvons des sentiments de force, de courage et de persévérance. Nous parvenons à être pleinement enraciné en nous-même, parfaitement présent à qui nous sommes. Notre équilibre psycho-émotionnel est conservé même face aux difficultés.

  • Si l’élément de la Terre est en excès (trop plein), nos besoins nous paraissent irréalisables. Nous nous retrouvons dans un état de lourdeur, de pesanteur allant même jusqu’à une certaine paresse. L’excès de solidité (rigidité) empêche le mouvement. Un manque de créativité, d’inspiration et de joie peut se faire ressentir. Nous nous identifions aux problèmes qui paraissent trop solides pour changer. Un état de somnolence peut apparaître dans les pratiques méditatives. Cela peut aller jusqu’à avoir des difficultés à se lever le matin, à se souvenir de ses rêves, à un besoin récurent de dormir nous rendant plutôt insensible à notre environnement et nos émotions.

  • Si l’élément de la Terre est en manque (vide), il y a un manque d’ancrage. Nos racines ne sont pas pleinement implantées rendant nos actions périlleuses. La sensation de flotter, d’être ailleurs, agité peut se faire ressentir. Une incapacité à finir ce que nous commençons, une sentiment d’insatisfaction, une difficulté à se sentir chez soi (être bien nulle part) conduit à s’éloigner de plus en plus de nos besoins fondamentaux et de la réalité (manque de décision, passivité, résignation).

Les raisons d’une perte d’âme.


Il existe plusieurs causes réactionnelles à l’origine d’une perte d’âme :

  • Choc violent à la suite d’un traumatisme physique ou émotionnel : accident, grande peur, intervention chirurgicale, fausse couche, avortement, inceste, agression sexuelle, un stress important, une rupture, perte d’une maison, catastrophe naturelle.

  • Un état d’errance suite à un rêve éveillé, une maladie, un coma, avoir eu le cœur brisé à la suite d’une rupture, de la mort d’un être cher ou d’une vive passion (être émotionnellement obsédé par une personne ou avoir la mort dans l’âme).

  • Environnements traumatisants ou déshumanisants (violences physiques et/ou émotionnelles, guerre…).

  • Lorsque les besoins spirituels de l’âme sont négligés par des comportements d’addictions, d’obsessions ou de violences.

  • Dérobé par une personne manipulatrice ou une entité extérieure. Cette forme de perte d’âme est plus souvent connue sous le terme de « rapt » ou « viol » de l’âme. Afin d’éviter tout quiproquo, superstitions ou fausses croyances à ce sujet merci de lire ce qui suit.

Partant du principe que lorsque nous sommes physiquement ou psychiquement affaiblis, nous devenons plus vulnérables aux bactéries et aux virus. Par la même occasion, notre vitalité étant elle aussi impactée, nous développons une perméabilité (= faiblesse de notre énergie vitale) à l’influence des êtres immatérielles ou des événements extérieurs (accident, maladie).

Les entités ou esprits peuvent alors être perçus comme des virus et bactéries. Ils peuvent donc perturber une personne seulement lorsqu’une perméabilité (fragilité) de son terrain est présente. De ce fait, leur présence est toujours le signe d’une perturbation intérieure chez l’individu, un facteur de résonance entre alors en jeu. Si nous cherchons à combattre un virus sans travailler la cause (le terrain) cela ne fait qu’accentuer une fragilité et retarder l’échéance d’une désorganisation grandissante. Mettons alors de côté tous les discours ou propos qui développeront superstitions, angoisse, aliénation et surprotection face à ce type phénomène. Ils ont une utilité d’un point de vue subtil à condition de ne pas se laisser entrainer dans des fausses-croyances limitantes.


Dans certaines traditions, la perte d’âme ne relève pas de la possession mais plutôt d’une « maladie » spirituelle qui entraine des problèmes physiques, émotionnels et mentaux.


Il est cependant nécessaire de rappeler que ce n’est pas parce que nous avons vécu un choc émotionnel que nous avons obligatoirement perdu une partie de notre âme. Cela n’aurait aucun sens de pensée.


Lors d’une perte d’âme, les dommages sont enracinés dans celle-ci, les conséquences d’une telle situation entraîne une perte des qualités élémentales, une diminution de la vitalité et une absence de joie et d’empathie. Ce qui conduit à la sensation d’être parfois déconnecté de la réalité, d’être ailleurs.

Comment restaurer les énergies élémentales et récupérer les fragments d’âme.


Le rituel peut être différent selon les cultures et traditions de références. Certains utilisent des postures spécifiques du corps selon l’élément à récupérer, parfois il s‘agit d’objet rituel (tambour, mantra, masque ou figurine, flèche rituelle, pierre semi-précieuse…) symbolisant le travail à accomplir. Et pour d’autres cela passe par un entretien de « transcendance » afin de guider la personne à travers une séries d’exercices conçus pour dévoiler les schémas émotionnels cachés, révéler son système de valeur personnel, son code de conduite et ses objectifs de vie. Tout cela en vue de développer l’attention et les prises de conscience nécessaires à sa guérison spirituelle.


Le but de la récupération d’âme (et restauration des énergies élémentales) est de ramener la conscience des émotions dans des zones du corps physique pour permettre au consultant d’exprimer et de libérer des sentiments et des réactions qui sont les causes ou les symptômes de sa problématique (maladie, mal-être…). Cela va lui permettre de redonner à l’énergie prisonnière ou bloquée son potentiel énergétique pour qu’elle soit réintégrée au niveau de l’âme (et de l’esprit).



La pratique est hautement symbolique, avec bien souvent une dimension sacrée et spirituelle. L’intervention de forces ou êtres supérieurs permet selon les cultures d’intégrer les dimensions les plus profondes de l’être et ainsi de bénéficier d’une aide supplémentaire. L’ensemble de la pratique ne consiste pas seulement à faire des expériences agréables pour se connecter de nouveau aux aspects positifs de nos vies, elle concerne notre relation avec des aspects plus profonds de nous-même.


Bien entendu avec une telle démarche le rituel ne peut être effectué de manière mécanique, car dans ce cas il y aura peu voire pas d’effet. L’intention du praticien doit être ferme, en développant une attitude d’ouverture et de présence pour permettre la réponse et la relation avec des forces curatives et « guérissantes ».


Au fil des années j’ai mis en place une version simplifiée de ce rituel tout en conservant la puissance et la profondeur des métaphores (symboles) utilisés. Selon les besoins de la personne, le déroulement de la pratique peut être effectué de deux manières :

  • L’une est dite « passive », le consultant se laisse aller à un lâcher prise naturel, sans avoir d’exercices spécifiques à faire. C’est le praticien qui travaille pour lui.

  • L’une est dite « active », le consultant prend pleinement part à la pratique. Le praticien travaille avec le consultant, il l’accompagne dans les différents exercices de visualisations.

Ce profond travail de guérison spirituelle permet d’unifier :

  • Le corps par l’action (la gestuelle, la posture du corps, les mudras).

  • L’âme par la parole (prière, mantra).

  • Et l’esprit par la pensée (visualisation).

Cela se retrouve dans le déroulé de la pratique :

  • Pratiques préliminaires : préparation du lieu et du praticien, offrandes…

  • Transformation des énergies du corps en lien avec les difficultés de la vie quotidienne, les relations, le travail, l’habitation…

  • Transformation des énergies vitales qui vont permettre de générer les qualités élémentales dans la dimension énergétique.

  • Récupération des énergies élémentales et fragments d’âmes.

  • Transformation des énergies de l’esprit en lien avec les obstacles au déploiement de la vie spirituelle.

  • Dédicace et remerciement.

La récupération des énergies élémentales et la guérison de l’âme va donc suivre un parcours très spécifique pour ne pas dire initiatique. Le travail débute par la dimension externe (le corps et l’organe physique) jusqu’à passer à la dimension plus subtile (l’énergie vitale et la physiologie subtile) puis au niveau le plus spirituel de l’être : le cœur (siège de l’esprit et de l’âme). Il est important de comprendre que l’âme ne peut pas guérir tant que l’énergie n’a pas été amenée au niveau le plus subtil de l’expérience puis intégrer dans toutes les dimensions de l’être.


L’objectif de cette pratique est :

  • Restaurer les énergies subtiles élémentales des 5 éléments.

  • Combler et colmater les fuites d’énergies (perméabilité et fragilité de l’énergie vitale).

  • Récupérer les parties de l’âme dispersées.



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